Le parlement européen interdit le placebo générique

Le groupe pharmaceutique français Sanifo a annoncé aujourd’hui avoir gagné sa bataille juridique auprès de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) concernant la récente autorisation de mise sur le marché d’un placebo générique.

L’expert-santé de Sanifo-France, Thomas A. Anderson, détaille les raisons du pourvoi :

Il faut savoir que le Groupe Sanifo, qui emploie plus de 110 000 personnes à travers le monde, commercialise avec succès depuis plusieurs années le placebo (vendu sous la marque FA-K3) et dispose d’une exclusivité sur les brevets dudit placebo expirant en décembre 2015. Rappelons qu’un placebo, pilule de sucre colorée dépourvue de tout agent médicamenteux, induit une action positive sur un patient tant que celui-ci est convaincu que la pilule aura un effet bénéfique.

Certains sénateurs européens,  pensant bien faire, avaient poussé la loi anti FA-K3 autorisant la mise sur le marché d’un placebo générique. Les pharmaciens avaient donc depuis janvier le libre choix de substituer sur les ordonnances le FA-K3 (vendu 36€ la boîte de 12 mais heureusement remboursé intégralement par la Sécurité Sociale, ndlr) par sa version générique.

Le groupe Sanifo, voyant injustement disparaître les revenus de 870 millions d’euros que procurait annuellement le FA-K3, a donc fait pression auprès des députés européens afin de faire abolir ce règlement à la fois inéquitable et néfaste pour les patients. Inéquitable car le groupe a investi de gros capitaux en R&D pour permettre la mise sur le marché du FA-K3 (en collaboration avec le groupe sucrier Béghin-Say) et a donc droit à un juste revenu pour son amortissement. Et néfaste car les patients, comprenant qu’ils se sont fait refiler un générique à la place de la pilule de marque qui leur avait été prescrite, sont moins convaincus de son efficacité, ce qui va directement à l’encontre de l’effet recherché.

En comparaison, notez bien que le FA-K3 est un produit éprouvé depuis de nombreuses années et peut s’enorgueillir d’être dans le top 10 des produits vendus sur ordonnance ayant le moins d’effets secondaires – la sécurité du patient passe avant tout.

Le Parlement européen a donc décrété jeudi en assemblée plénière que le groupe Sanifo verrait ainsi son exclusivité reconduite jusqu’en 2028, et versera une somme de 911 millions d’euros de dédommagement pour décision arbitrale injustifiée. Dans un souci d’économie, une partie de cette somme sera financée par la revente des stocks inutilisés de génériques, reconvertis en sucrettes pour café.

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Un commentaire

  1. !!!!!! lol !!!!!!

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