Le gouvernement annonce la privatisation de l’Education nationale

Le ministre de l’Action et des comptes publics a indiqué dans un communiqué que l’exécutif préparait une ouverture du capital de l’Education nationale. Une formidable opportunité pour tous les investisseurs qui souhaitent dynamiser leurs dividendes et optimiser le rendement de leurs placements.

Cette fois, le gouvernement semble bien déterminé à privatiser l’Education nationale. « Ce qui semblait totalement inconcevable il y a quelque années est désormais possible » annonce fièrement le ministre de l’Action et des comptes publics.

Il est vrai que les français se sont habitués, au fil des années, à voir « les bijoux de famille de l’état » cédés aux investisseurs privés et institutionnels. Le dernier verrou étatique – symbolisé par l’entreprise ferroviaire SNCF – venant de sauter, il est maintenant envisageable de privatiser de manière totalement décomplexée des pans entiers des quelques services publics subsistants.

« Les français ont enfin compris que l’exécutif devait uniquement se recentrer sur les missions régaliennes de l’état, à savoir la police et l’armée. L’éducation nationale doit impérativement s’ouvrir à la concurrence et relever des missions de services privés. Il suffit de regarder comment le service éducatif privatisé fonctionne admirablement bien dans les pays anglo-saxons pour comprendre l’urgence de la situation » précise le ministre.

Le dossier reste néanmoins politiquement sensible, il n’échappera à personne que le corps enseignant est composé majoritairement d’arnarcho-gauchistes révolutionnaires totalement réfractaires à l’entrepreneuriat individuel, la fronde contestataire risquant d’entacher la réussite de l’opération de privatisation.

« Nous procéderons comme nous avons déjà fait avec GDF, EDF ou les PTT » tient à préciser le ministre. Et de rajouter « le gouvernement proposera des actions préférentielles au personnel éducatif. Posséder une part de son entreprise est fantastique élément motivant mais surtout récupérer quelques centaines d’euros grâce aux dividendes  permettra d’étouffer bien des mécontentements. Les professeurs s’estimant mal payés, ils n’auront dès lors plus aucune raison de se plaindre »

L’Education nationale est actuellement valorisée à plus de 50 milliards d’euros. L’état pourrait descendre dans un premier temps sous la barre symbolique de 50% du capital tout en gardant le contrôle de la société via le système de droits de vote double. Cette option, si elle était retenue, permettrait aussi à Emmanuel Macron d’illustrer sa volonté de développer l’actionnariat individuel. En outre, l’augmentation massive des droits d’inscriptions au lycée et à l’université permettrait d’atteindre un confortable cash-flow financier assurant aux investisseurs privés un rendement à court terme très confortable, le placement restant quasiment sans risque et assurant des revenus de dividendes réguliers, une nouvelle formidablement bien accueilli du côté des marchés financiers.

L’éducation nationale publique – ancien vestige vermoulu d’un service public poussiéreux, dépassé et obsolète – laissera sa place à une entreprise de droit privé où la saine concurrence entre les établissements scolaires permettra aux 861 000 collaborateurs enseignants de pouvoir enfin manager leur carrière et mettre en place des projets industriels inclusifs. Les passionnés d’innovations pédagogiques disruptives trouveront là un fantastique levier d’intraprenariat freelance à forte croissance prédictive, étape indispensable à l’émergence d’une proactivité dynamique et formellement contemporaine.

 

 

 

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