Le glyphosate, la nouvelle drogue qui fait fureur chez les jeunes

Vous connaissez sans doute le glyphosate, plus généralement connu sous le nom commercial Roundup. Depuis plusieurs mois, cet herbicide s’implante dans les boîtes de nuit et soirées privées françaises. Facile d’accès, bon marché et connu pour ses propriétés psychotropes, ce produit attire une population de plus en plus jeune.

Au départ, c’est un herbicide total foliaire systémique largement utilisé pour du désherbage agricole mais aussi pour l’entretien des espaces urbains et industriels. Le glyphosate, c’est le nom générique de la molécule N-phosphonométhyl-glycine C3H8NO5P. Mais depuis quelques années, et encore plus depuis deux ans, son usage est détourné à des fins récréatives.

Aujourd’hui, les consommateurs l’utilisent pour ses propriétés désinhibantes. Car une fois dilué dans l’eau et avalé, le glyphosate est transformé par l’organisme en acide diéthylamide lysergique ou LSD bien connu pour ses propriétés psychotropes hallucinogènes. En fait, ce qui plaît aux consommateurs, c’est qu’avec une faible dose de glyphosate – à peine une cuillère à café – les effets sont souvent très intenses.

En général, le consommateur ressent de l’excitation, se sent libéré, a l’impression qu’il aime tout le monde, son désir sexuel est alors décuplé. Psychologiquement, on se sent plus détendu, plus motivé et plus ouvert aux choses qui nous entourent. On devient bizarrement plus positif et réceptif à la politique économique du gouvernement. Cette drogue accroît toutes nos pulsions et nos envies. Mais comme c’est souvent le cas avec les drogues, certains utilisateurs veulent repousser leurs limites. Et quand la dose est trop forte ou que le glyphosate est mélangé avec de l’alcool, il devient un catalyseur neurospectronal. On atteint ce que l’on appelle le « G-hole », un stade de non-retour, qui entraîne presque à chaque fois des délires : une centaine en France en 2016, un chiffre qui devrait grimper en flèche d’ici la fin de l’année (les experts estiment entre 500 et 1000 cas pour 2018).

Comme le 25 mars dernier. C’était au «Ferme Club », un club branché du 16e arrondissement de Paris. Une jeune femme pense ramasser une simple bouteille de Sprite sur la piste de danse. Sauf que cette bouteille de couleur verte était en fait un récipient de Roundup. Après l’avoir bu, la jeune femme est prise de délire et hurle « FNSEA / Monsanto » pendant de longues heures.

Le plus inquiètant, c’est qu’il n’est nullement besoin de faire appel à des dealers pour se procurer cette drogue. Selon plusieurs consommateurs et nous l’avons vérifié, il suffit bien de taper glyphosate sur internet, de rentrer le code de sa carte bleue, et l’acheteur reçoit très vite une bouteille chez soi. Et tout cela pour un prix dérisoire.

Enfin, il ne faut pas oublier le risque d’addiction. On a des personnes qui en prennent tous les jours, pour être bien dans leur peau ou pour d’autres raisons, et dans ces cas il est clair qu’il y a un vrai syndrome de manque.

Les autorités ont diffusé ces derniers mois sur les réseaux sociaux des messages d’avertissement quant à la consommation de glyphosate : « T’es pas une blatte, bois pas de glyphosate », tel est le message choc des autorités pour mettre en garde les utilisateurs des risques du glyphosate.

 

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